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LES GADIRIS NE SONT PAS CONTENTS…

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LES GADIRIS NE SONT PAS CONTENTS DE LA GESTION ACTUELLE DE LEUR VILLE, LES COMMERÇANTS SE PLAIGNENT, DES CHEMKARAS A GOGO.

Rien ne va plus, Agadir est de plus en plus délaissée, la ville se paupérise, regorgeant de mendiants, les animaux errent partout, l’ environnement est de plus en plus chaotique, les rues sont sales, les ordures traînent par manque de poubelles, les chantiers encrassent les quartiers, les monuments et les plages sont mal entretenus, les trottoirs sont de vrais « casse gueule », les taxis – fléau de la circulation – ne respectent ni le code de la route ni les clients. Et, de plus en plus de voitures en manque de parking, squattent les trottoirs et les jardins publics où les arbres et le gazon s’empoisonnent à l’ huile des moteurs. Rien n’est sous surveillance, les gens font n’importe quoi, n’importe comment. Qui est responsable de ce manque de dynamisme, de cette dégradation du respect des normes ? Qui sabote Agadir ? Où sont passés les revenus du tourisme, de la pêche et de l’exportation ? Le pouvoir d’achat stagne. C’est la déprime chez les commerçants. LA PERLE DU SOUSS EST DEVENUE LA CAPITALE DES MENDIANTS ARABO-AFRICAINS. Dans chaque rond-point, des mendiants harcèlent les automobilistes. Les chemkaras agressent les gens en plein jour. Pourquoi laisse-t-on des femmes mendier avec des petits enfants et parfois des plus grands qui devraient être à l’école.D’où viennent-ils ces gardiens de parkings qui sont mal habillés, malpropres ? Les commerçants légaux sont concurrencés par des illégaux qui harcèlent les passants et les touristes sur les terrasses et qui s’installent où bon leur semble. Le ministère de l’intérieur a une sale habitude de se débarrasser des indésirables : clochards, malades mentaux, chaque fois qu’une ville comme Marrakech programme un événement international, en ramassant toutes ses victimes dont l’Etat ne veut pas, et les déversant la nuit comme du bétail à Agadir. les autorités municipales n’ont plus qu’à s’en accommoder. OH! AGADIR LAFILLE DU SOLEIL EST DE PLUS EN PLUS NÉGLIGÉE. Les arbres qui faisaient de l’ombre, continue à être déracinés pour être remplacés par des palmiers qui ne font même pas l’ombre à eux-mêmes. Le marché juteux pour les arboriculteurs continue… Les rats dansent dans les quartiers où les égouts n’ont pas été débouchés depuis la reconstruction du nouvel Agadir, ils sont si gros qu’ils défient les chiens errants. Il ne faudrait pas s’étonner que des cas de leptospirose ou de fièvre d’Hverhill se déclenchent un jour dans la ville. Combien de fois n’ai-je pas été interpellé par des touristes qui me posent la question: « Y-a-t-il des autorités dans cette ville? » A ma réponse affirmative, il me disent: « On ne le dirait pas… ». La ville est sale et malgré les policiers présents, ils laissent faire, il y a pourtant, des chauffards à interpeller à chaque passage pour piétons. Chaque jour, les Gadiris me demandent de faire bouger les choses mais que voulez-vous que je fasse ? Je ne peux qu’écrire en espérant faire passer le message : un cri d’alarme. Hélas même nous les artistes et intellectuels Gadiris, on nous ignorent. Mais, réfléchissons ensemble QUI EST RESPONSABLE en premier lieu ? VOUS électeurs qui avez démocratiquement voté pour le parti de votre choix, celui qui a fait miroiter à vos yeux de belles promesses. LESQUELLES ONT-ILS TENUE ? LES PROMESSES DU PASSÉ : ILS AVAIENT PROMIS DE PRENDRE NOTRE TERRE, ET ILS L’ONT PRISE Depuis le lendemain du tremblement de terre du 29 février 1960, par la voix de feu S.M Mohammed V, on nous avait promis de reconstruire notre ville, nos écoles et nos usines. Saviez-vous que les dons donnés aux Gadiris pour reconstruire leur ville s’élevaient à 70 milliards de DH, 30 milliards ont été investis pour la reconstruction, 40 milliards ont été détournés pour «Marocphosphore». Saviez-vous que les enfants d’Agadir envoyés en Belgique, la moitié étaient des enfants de Safi. Depuis lors, combien y a-t-il eu de responsables dans la ville d’ Agadir ? Combien de gouverneurs, de Walis, de pachas, de caïds, de présidents de conseil municipal, de conseillers et de juges? Un nombre incalculable de personnalités qui se sont fait construire des palais, des villas, des appartements, ensuite ils se sont remplis les poches et sont partis, laissant derrière eux les rescapés du tremblement de terre auxquels Mohammed V avait promis de reconstruire leurs maisons perdues. Et ça continue avec les nouveaux arrivants… une grande partie des victimes du séisme n’ont toujours pas été indemnisés, on les a juste spolié de leurs terres au profit des gens d’ailleurs. La reconstruction avait bien commencé jusqu’en 1976, lorsque un certain Bouabid est venu à Agadir pour se présenter aux élections au nom du parti socialiste, USFP, un parti de tendance nationaliste arabe «ex-UNFP».

D’ailleurs, quel paradoxe, un parti socialiste au pays des chleuhs. Lorsque ce leader de l’USFP d’origine de Salé est arrivé à Agadir en 1972, réunissant les commerçants de la ville, il leur a promis un tas de bienfaits, plus qu’il n’en n’existe au paradis. Un Gadiri lui posa la question de savoir pourquoi il n’avait pas déjà réalisé ces promesses chez lui…Ces braves gens qui se remettaient à peine de la destruction de leur ville, n’étaient pas dupes. Le parti USFP, élu en 1976, a géré la ville jusqu’en 2015, avec des responsables comme : feu Radi et tous ses acolytes, El Watiq et tous ses acolytes, Bouzidi et tous ses acolytes, Kabbage et tous ses acolytes. Certains sont encore de ce monde. Ils nous ont laissé Agadir sans âme et sans culture en ayant vendu la moitié à des promoteurs immobiliers. C’était la réponse jurée de ce parti contre les Gadiris depuis sa défaite de 1972. En 2009, une enfant Gadirie de confession juive, Orna Baziz, déterrée des décombres du séisme de 1960 vient faire découvrir sa ville natale à des compatriotes et se soumet gentiment à une interview de ma part pour le magazine Agadir O’flla un témoignage publié dans mon livre «Où étiez-vous le 29 février 1960 ?». Orna me dit qu’elle souhaiterait rencontrer le Maire de la ville. A cette époque, Monsieur Kabbage venait d’être réélu. J’ai donc arrangé la rencontre à la résidence officielle du maire. Orna Baziz, professeure à l’Université de Jérusalem, a demandé au maire la possibilité d’organiser le cinquantenaire du tremblement de 1960, avec des scientifiques sismologues. En 2010, au cours de la célébration du 50ième anniversaire de la reconstruction de la ville, deux incidents majeurs se sont produits entre le Wali Filali et le maire Kabbage, créant presque un incident diplomatique entre le Royaume du Maroc et les pays qui avaient contribué au sauvetage des sinistrés d’Agadir : la Belgique, la France, la Hollande et les USA. (Filali est également connu sous le nom, «-3+15 », car lorsqu’il fut nommé Wali à Agadir, il serait endetté pour 3 milliards dus au fisc. Comme d’habitude, les truands de la ville et les « Lèche-bottes» s’empressèrent de payer ses dettes en échange de quelques faveurs. Une collecte de fonds qui atteignait 15 milliards, c’était bien plus qu’il n’en fallait … Qui paie ses dettes s’enrichit. D’où le nom de « -3+15 » ) Revenons à l’incident en question: 1- il y a eu un désaccord entre le Wali et le maire concernant l’organisation de la prière des morts du séisme, est-ce au ministère ou à la mairie d’en prendre la charge ? 2- la spéculation des opposants à Kabbage pour saboter la célébration par un certain Nachet, un ancien militant de l’USFP, ennemi juré de Kabbage qui décida de mobiliser les associations d’Agadir O’flla, de Founti et de Yhechach, sauf de Talborjt qui n’existe toujours pas, et de faire barrage à Kabbage et à son complice Bajallat. A cela se joint la Bande de Machahid, un journal arabophone qui avait déjà créé des problèmes au maire (ce dernier lui intenta un procès qu’il gagna). L’individu, spécialisé dans le chantage sur les présidents des petites communes et aussi sur des compagnies et sociétés, s’en prit à nouveau à Kabbage en vain. En fait, les saboteurs se cachaient derrière la commémoration du cinquantenaire ayant pour objectif de nuire aux autorités communales et à les discréditer aux yeux des gadiris parce que les élections parlementaires de 2011 ….. ???. Le scénario élaboré par Kabbage était de charger son bras droit Bajallat de former une association rassemblant les anciens Gadiris dans le but de faire élire au moins 2 représentants de son parti comme parlementaires. Bref, Kabbage avait fait un travail remarquable en rassemblant les anciens Gadiris, mais beaucoup de participants en ont profité pour s’immiscer dans un anniversaire qui n’était pas le leur : Des colons français, qui n’étaient pas nés à Agadir et qui n’étaient même pas présents pendant le séisme, s’imposèrent profitant de l’aubaine pour se faire connaître et lécher les bottes de qui voulait bien les prendre en compte, poussés par une nostalgie coloniale qu’ils regrettaient, pour s’imposer plus tard comme de bons gadiris qu’ils ne seront jamais s’ils n’acceptent pas de reconnaître les exactions commises pendant le protectorat, contre nous les indigènes qu’on maintenait à l’écart de ces petits princes. LES ASSOCIATIONS SONT AUSSI RESPONSABLES DE LA DÉGRADATION DE LA SITUATION TOURISTIQUE ET ÉCONOMIQUE DE LA VILLE D’AGADIR. La politique associative est mondialement connue comme moyen de rassemblement des masses pour l’intérêt d’une cause sociale ou culturelle. Or chez nous, des leaderships prennent constamment le pouvoir pour leurs intérêts personnels. Derrière chaque association se cache un parti politique, un manipulateur. Aucune association, ni conseiller d’aucun parti siégeant au Conseil Municipal depuis 1976, n’a fait bouger son petit doigt pour protéger les intérêts des citoyens et de la ville. D’autres part, la jalousie entre gadiris rend la solidarité plus complexe et entrave la création de projets unificateurs aussi bien sur le plan social que culturel.

Il est vrai que la majorité des citoyens Gadiris ne s’intéressait pas à la politique, ce qui a facilité la victoire électorale de l’USFP, grâce aussi au syndicat des enseignants qui dépend de l’USFP et qui n’aide aucun autre citoyen. Les querelles psychologiques et ethniques, existant depuis tant d’années, sont devenues monnaie courante entre les ethnies qui ont fait fortune à Agadir. Pour comprendre ce phénomène, il est à rappeler qu’avant le séisme la population de la ville était de 30 000 âmes, la majorité était les gens des communes voisines, Aït Amr étaient des pêcheurs, ensuite la communauté juive, puis la communauté européenne (Français, Espagnols, Portugais, Italiens et autres ..). Mais au recensement de 1962, Agadir ne comptait plus que 1000 familles, (+ ou- 5000 habitants). 20 000 ont péri dans le tremblement de terre. Aujourd’hui la population est de + ou – 421 844 (2014). Les 5000 survivants du séisme ne peuvent pas avoir mis au monde presque 500 000 âmes en 58 ans…( la population de l’agglomération entière est de 1 026 532 habitants (2014) C’est un fait que nous les rescapés du séisme, dont nos parents et nos grands parents, avaient combattu les envahisseurs portugais et français, nous représentons à peine 5% de la population d’aujourd’hui. Le pouvoir en place en est conscient, et il en profite au nom du Makhzen pour s’accaparer les terres qui restent, sachant bien que les combattants de l’indépendance sont tous morts le 29 février 1960. En conclusion, nous pouvons dire devant ces chiffres que la majorité des sujets qui résident à Agadir ne sont pas originaires d’Agadir. Beaucoup d’étrangers sont chez nous par nostalgie du passé, pour des raisons économiques, où pour se créer une nouvelle vie qu’ils n’ont pas su créer chez eux pour diverses raisons. La population marocaine est présente pour le travail, pour les études, ou simplement pour créer une famille dans un milieu plus favorable que dans les campagnes. En général, on peut conclure que la majorité de la population non gadirie est venue pour des raisons financières, pourquoi alors se soucieraient-ils de faire évoluer la ville. À chaque fois que je cherche à créer une association des arts et des lettres, dans le but de mettre en valeur, les créateurs d’origine et natifs d’Agadir on me met les bâtons dans les roues. Les autochtones sont en quelque sorte victimes de la ségrégation chez-eux. Même les immigrés amaziphones venant des autres régions du Souss s’entre-aident tout en étant hostiles aux Gadiris de souche. Il suffit de constater le nombre des marchants originaires de Chiadma occupant le souk, pour comprendre qu’ils ont été privilégiés grâces aux candidats de l’USFP d’origine de Chiadma. Nous n’avons pas oublié ce qui a fait briller le parti de la rose, qui offrait gratuitement eau et électricité aux habitants du bidon ville d’Anza et Haouda ?, en échange de leurs voix électorales pour ensuite se voir offrir appartement et villa alors que d’ancien Gadiris n’ont toujours pas de logements décents. OÙ EST PASSÉ LE REVENU DU TOURISME, DE LA PÊCHE ET DE L’EXPORTATION ? En 1970, Agadir était une destination préférée des touristes germaniques et scandinaves. Dans ma jeunesse, j’ai personnellement contribué, par mon travail publicitaire, à promouvoir le tourisme de ma ville, car nous n’avions pas les possibilités audio-visuelles actuelles. J’étais conscient de l’importance de son développement qui devait générer de nombreux emplois dans l’horeca (secteur-hôtel-réstaurant-café). Mais qui a surtout servi à remplir les poches des patrons qui n’avaient qu’un objectif, celui de s’enfuir avec l’argent gagné pour le placer à l’étranger, négligeant leurs devoirs vis à vis de leur personnel et laissant dans des états pitoyables des hôtels magnifiques que l’Europe nous enviait. A quoi sert encore de dépenser beaucoup d’argent en reportages de toutes sortes pour promouvoir une ville dans l’état où elle se trouve? D’autant plus que nous ne sommes en rien favorisés non plus par la compagnie nationale de la navigation civile, Royal Air Maroc. Exemple, en 2010, la délégation officielle pour le 50ième anniversaire, venant de Bruxelles est arrivée à 20 h à Casablanca, a attendu la correspondance pour Agadir jusque à 3 h du matin pour s’entendre dire qu’il n’y aurait pas d’avion … Un autre exemple, à Genève, je demande un billet pour Agadir et l’agence me suggère la destination de Marrakech en disant que pour Agadir tout est complet. En insistant j’obtiens malgré tous un billet pour ma destination. Quelle ne fut pas ma surprise de constater en entrant dans l’avion que nous n’étions que 20 passagers à bord. Dans les années 70, nous avions trois grands événements qui attiraient beaucoup de monde où il était très difficile de trouver une réservation dans nos hôtels: « LE FESTIVAL DES ARTS POPULAIRES » qui fut délocalisé à Marrakech, «LE FESTIVAL DE GANGA » de Sidi Boujmâa Agnaou, le saint patron des Gnawa d’Agadir o’fella qui fut délocalisé à Essaouira et le plus important « LE FESTIVAL DES ARTS POPULAIRES AFRICAINS » qui fut annulé à cause des problèmes politiques africains. Nous attendons toujours de voir arriver des grandes projets inovants, réalisés par le PJD qui préside actuellement notre ville, quelque soit le domaine qui serait concerné. Les demandes dans de nombreux secteurs ne manquent pas. Quand seront réalisés les promesses faitent en 2015 par notre nouveau président du conseil municipal monsieur Malouki ? A. Aourik

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