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Nouvelle édition agadir o’fila n° 47-2020

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Nouvelle édition agadir o’fila n° 47-2020

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-tarzzumt  EDITORAL

Abdallah Aourik
LA COVID-19  ET LA POLITIQUE

Avant tout je salue la sage gestion gouvernementale qui a  imposé des restrictions préventives sur l’ensemble du territoire, face à la présence du coronavrus: covid 19 et je remercie l’abnégation des Marocains qui ont accepté ce très long confinement. Malgré la perte des emplois, la  distanciation sociale  et l’absence de leurs proches dans les moments festifs. Ils ont su faire profil bas devant  cette politique de crise sanitaire.

Il n’est nullement nécessaire de rappeler le comportement exemplaire des citoyens face à des calamités naturelles et politiques ravageuses et meurtrières que le Maroc a vécues durant des siècles et aux temps présents. 

La Covid-19 a marqué et marque encore presque la totalité du monde semant la mort  aussi bien dans les pays développés que sous-développés, nous rapelant ce que vécurent nos parents lors de la grippe espagnole de 1918 qui fit des millions de victimes. L’avenir nous dira ce qu’il en est réellement du bilan de cette nouvelle pandémie. Il est certain que nous ferons face à d’autres pandémies peut-être encore plus dévastatrices.

Le monde politique est fort ébranlé, la mondialistion à montré ses défauts en mettant en péril les services de santé. l’ordre mondial établi durant la guerre froide est caduque, et il est temps de penser à un nouvel ordre économique global dans une optique plus environnementale, climatique et sanitaire. La preuve est faite par les pays les plus contaminés qui poursuivent une politique capitalistes qui exclut de plus en plus l’humain.

      -asaggu REPORTAGE

-3-LA COMÉMORATION DU 29 FÉVRIER 1960 ?  par  A . Aourik.

Année 2020, année bissextile, année anniversaire du mémorable séisme de 1960 puisqu’il se produit le 29 février.

 Il y a 60 ans, la ville d’Agadir  subissait un désastre siismique qui l’a détruite en exterminant les 2 tiers de sa population «20 000/30 000», laissant ses survivants livrés à eux-mêmes, malgré les secours des pays étrangers venus en aide à la ville.

Naturellement Agadir est un arganier qui n’a pas besoin d’être arrosé.

Beaucoup de monde s’intéresse à la commémoration de cet anniversaire de la reconstruction d’Agadir, mais pas aux natifs qui sont encore une fois marginalisés, voire ignorés par les organisateurs de cet événement qui ne se produit que tous les 4 ans.

Le magazine Agadir O’flla a mené une enquête auprès des Gadiris, la majorité estime que le chapiteau où sont exposées des photos de l’histoire contemporaine d’Agadir ne met pas en valeur la mémoire d’Agadir. 

D’une part, Les photos exposées ne portent pas de signature ni de mention des sources, ce qui est un manque de respect vis-à-vis des personnes qui les ont prises autrefois. Beaucoup de collectionneurs ont même le culot d’y apposer leur nom depuis très longtemps. Ce qui nous a surpris également lors de notre visite, c’est l’absence de commentaires en amazighe et parfois même en français. De nombreux touristes ne comprenaient pas très bien l’intention des organisateurs.

D’autre part, on a présenté des personnages qui n’ont rien à voir avec l’histoire de la ville. Dans les livres présentés, certains sont publiés par des natifs.

Cette fois encore les organisateurs ont commis les mêmes erreurs qu’en l’an 2000 où des millions de DH on été dépensés sans aucun don pour les descendants des familles qui ont perdu leurs biens dans le tremblement de terre.

Le 29 février est une date importante pour que les Gadiris puissent se retrouver et échanger des idées sur les besoins de leur ville au lieu de se voir imposer des projets dont ils n’ont pas besoin. Les associations qui ont participé ou qu’on a fait participer n’ont d’autre but que de se faire valoir avec la perspective des prochaines élections.

À chaque commémoration du 29 février, les autorités de la ville profitent toujours de l’occasion en utilisant le terme «Reconstruction» pour lancer de nouveaux projets de constructions des immeubles et des nouveaux quartiers. Or Agadir à été reconstruite pour le nombre de survivants du séisme entre 1963 et 1973. Depuis l’expansion de la ville, autrefois reconstruite pour mille familles, aujourd’hui elle est devenue une véritable mégapole pour l’intérêt des architectes et des entreprises de construction, à tel point que la municipalité est devenue une agence immobilière au lieu d’une mairie au service des rescapés du séisme qui n’ont toujours pas récupéré ce que le Haut Commissariat à la Reconstruction d’Agadir leur avait promis.

Qui plus est, les autorités de la ville en connivence avec celles de la province et de la région usurpent les terrains où certains quartiers détruits devaient être reconstruits, notamment : Founty, devenu Sonaba. Les zones agricoles interdites à la construction d’habitations devenues eldorado des opportunistes immobiliers en créant des quartiers portant des noms étrangers : Salam, Dakhla, Qods et Mohammadi, et d’autres et où est construite l’Université Ibn Zohr, qui n’a toujours pas payé la seule entreprise locale «Arsalane» qui l’ avait construite au siècle dernier.

Agadir a été volé aux natifs et aux survivants et par la même occasion son identité culturelle et linguistique sont transgressées au profit du nationalisme arabe, malgré le fait que tamazight est la deuxième langue officielle constitutionnelle du Maroc.

Même les associations placées par les partis politiques en connivence avec le pouvoir mis en place ont ignoré les natifs d’Agadir. 

Ces associations, entre autres Izoran, créée à huit clos, n’ont rien fait pour les natifs et les survivants du tremblement de terre du 29 février 1960. Elles collectent de l’argent, uniquement pour célébrer des prières, au point qu’elle est devenue la prière la plus chère au monde. Jusqu’à présent, personne ne sait combien Izoran a collecté depuis sa création en 2011, avec le même président qui semble y être domicilié à vie.

La commémoration de cette année a fait plus de mal que de bien à la ville d’Agadir.                  A. A.

-4-PRÉPARATION DE LA PREMIÈRE EXPOSITION DES ARTISTES NATIFS D’AGADIR 

PRÉPARATION 

DE LA PREMIÈRE EXPOSITION 

DES ARTISTES NATIFS D’AGADIR

C’était tout un calvaire pour avoir un lieu pour abriter cette première exposition des artistes natifs d’Agadir. Car chaque fois qu’un artiste gadiri sollicite un espace d’exposition très peu nombreux en ville, il faut attendre des mois pour avoir une réponse et le paiement doit s’effectuer et en liquidite. Autrefois,  la grande salle de la délégation de la Jeunesse et des Sports était un endroit privilégié puisque conçue dans cette objectif artistique au lendemain de la reconstruction du nouvel Agadir, il y 60 ans.

L’Atelier-galerie  AOURIKART ne peut contenir une exposition de  nombreux artistes pour un tel événement.

 Cette première exposition des Artistes Natifs d’Agadir au nombre de 5 présentant plusieurs tableaux parfois de grand forma.

La demande faite au Musée a été refusée car à l’occasion du 60 ème anniversaire du séisme d’Agadir, une autre activité culturelle y était déjà programmée. Alors nous avons formulé une demande  à la Chambre du Commerce, de l’Industrie et des Services,(document ci-joint) pour réserver la salle d’exposition et l’amphithéâtre pour projeter le document «Agadir avant, pendant et après le tremblement de terre du 29 février 1960 et un document en hommage à l’artiste et professeur de littérature française feu Babahadi Larbi».

Les responsables de la direction de la CCIS, après plusieurs jours d’attente, ont enfin accepté la demande pour 4 jours,  moyennant  la somme de 7000 DM  (ci-joint le reçu du règlement de la facture).

Je dois avouer mon étonnementque car je suis membre de cette chambre de commerce. je me suis senti marginalisé par cette direction constituée de membres de la région du Souss dont le président est lui-même gadiri !

Cela fait des années que je tentais d’organiser une telle exposition afin de réunir les artistes natifs d’Agadir, professionnels, amateurs et débutants pour commémorer la mémoire d’Agadir. Mais à chaque fois ce sont les intrus  qui en profitent pour s’exposer.

Pour ce qui est de l’ensemble des manifestations, encore une fois, ce sont des universitaires – entre autres les doyens retraités- qui ne sont même pas d’Agadir qui s’en mêlent, tout en ignorant les natifs et les rescapés du tremblement de terre. Ces opportunistes  profitent de chaque événement culturel concernant Agadir  pour se mettre en évidence ignorant complètement les plus concernés.

Lorsque j’ai présenté la première invitation à Monsieur le Wali et au président de la Région Souss Massa, ce dernier m’apprend q’un grand événement est programmé et me dit: «Vous n’avez pas vu le programme ?»pour l’accession.Je n’étais pas au courant , n’ayant pas été consulté ni averti de leur préparation.

Je lui ai fait remarqué qu’a chaque commémoration, je mettais un point d’honneur à présenter une exposition en hommage  à la mémoire  du 29 février».

Ni la Wilaya, ni la Région SM, ni le Conseil municipal, ni la Direction Régionale de la Culture Souss-Massa, qui sont les manipulateurs de la programmation de la commémoration, ne m’ont mis ai courant, ni invité à la participation, Les artistes gadiris ont été totalement ignorés ! Par contre, s’inscrivent dans leurs programmes des artistes d’ailleurs  en leur réservant le Musée municipal tout en les rémunérant en plus d’ une somme de 6000 DH à partager entre les six exposants.

Alors là, mettez-vous à la place de quelqu’un qui est natif d’Agadir, rescapé du séisme,  dont la ville natale est meurtrie, où sa famille et ses amis ont été tués… et dont les organisateurs de cette commémoration ignorent l’existence.

Il y a de quoi se sentir de trop dans sa ville natale.  A. A. 

Isfsrayn   LES EXPOSANTS 

-6-Affiche

-7- Abdallah Aourik

-9-Brahim Adnor

-10-Limam Djimi

-12-Monia Abdelali

-13-Soumia Boumlik 

-tamayt  Hommage

-14-Hommage à l’artiste feu Babahadi Larbi    par  Aga O

-VERNISSAGE

-15-les visiteurs  de l’exposition et la presse

tafrist Portrait

-17-Malika Kathir         par  A. Aourik

– isnfarn PROJETS

-18-Projets de la réhabilitation d’Agadir ouflla

-tugga  Témoignage

-Rubrique où étiez-vous le 29 février 1960?

-19-François P. Granger

-24- Maurice Ohayon

-24- Faty Elas

-tazuri  ART

25-Manifeste des arts plastiques dans le Souss Massa    par AA

-26-Le grand defi d’un raysse, raysse Lhoudi Mbark   par A. Hannoun

-27-La divine proportion.  par AM Parmentier

-PANDÉMIE

-29-Agadir sous le confinement    A. Aourik

-AGAMA   NATURE

-30-Chronique de l’arganier : les arbres nourriciers:

 l’Amandier.   par AM Parmentier                                             

timktit    MÉMOIRE

-33-Tribute to George Floyd    par A. Aourik

LES IMPRESSIONS

-34-Agadir impressions   Souk Al Hadd   par David Stockwell

-DONATION

-35-Don d’une sculpture d’Aourik à L’Église Sainte Anne ‘Agadir.   par   Mag Agadir O’flla

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