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 RABAT,  UNE DRÔLE DE CAPITALE

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 RABAT,  UNE DRÔLE DE CAPITALE

 RABAT,  UNE DRÔLE DE CAPITALE

J’avoue détester me rendre à Rabat. Chaque fois que je m’y suis obligé,  j’ai toujours  l’impression de me rendre à l’abattoir, j’en reviens complètement  déprimé comme si je n’étais plus qu’un ver de terre. Mais les obligations administratives ne me laissent pas le choix, hélas. Arriver chez les Rbatis je ne sais jamais si j’y suis reçu en ami ou en ennemi, je ne m’y sens pas en confiance .

Lorsque vous êtes en voiture immatriculée à Agadir, vous êtes comme un pigeon potentiel pour les gardiens de parking et pour la police  vous êtes comme une sardine dans un banc de requins. Les fonctionnaires ministériels ne sont pas sympathiques, de véritables bourreaux (connus sous le nom : «les musulmans de Rabat!»). La capitale aux 1000 sens uniques est la ville des gens agressifs et prétentieux qui  prennent les provinciaux pour des demeurés, particulièrement si vous venez du Souss.

J’ai toujours l’impression de visiter une ville gérée par un système archaïque qui se veut civilisé et à travers les rues crasseuses  dont les trottoirs sont de véritables « Casse-gueule » semblables à des chantiers indéfinis et infinis, les voitures stationnent n’importe où, n’importe comment et  les marchands clandestins étalent leurs camelotes devant les magasins qui paient leurs impôts et n’osent rien dire par peur de représailles.

Visitant la célèbre demoiselle de Rabat, la Tour Hassan, l’ancien minaret d’une mosquée dont la construction débuta en 1199 et ne fut jamais terminée, le Mausolée Mohammed V où reposent le défunt Roi Mohammed V et ses deux fils Hassan II et Moulay Abdallah, je demande au gardien la superficie  de l’esplanade. Surpris par ma question il ne sut répondre, avouant ainsi ne rien savoir du site qu’il surveillait ni l’histoire de son pays. Un autre guide n’en savait pas plus tandis qu’un gardien de parking me dit carrément: « En quoi ça te regarde ? ». Je termine par la visite de la belle architecture du Musée Mohammed VI, très beau lieu conçu pour des expositions d’oeuvres d’art. Trois artistes marocaines y exposaient,  : Chaïbia Talal, Fatima Hassan El Farrouji et Radia Bent Lhoucine. L’exposition présente des toiles de style naïf. Le sujet de l’exposition «Source de l’art», ne me semble pas approprié sauf si on considère que la peinture produite pas des enfants est la naissance de l’art.

Hormis certaines  toiles d’art figuratif de Hassan El Glaoui,  Majorel ou des artistes marocains du début du XXième siècle, le reste ne présente  que de la peinture abstraite. 

De tous les musées d’arts modernes que j’ai visités à travers le monde, c’est la première fois que je constate l’absence de sculpture.                                                                      A. Aourik

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